La Fiera di u vinu a fait son grand retour à Luri après trois années d’itinérance. Qu’a révélé cet événement sur l’état de la filière ?
Nous étions 60 vignerons pour cette 34e édition. C’est deux fois plus que la dernière fois où la foire a eu lieu à Luri, en 2022. Je crois que la démarche d’itinérance engagée il y a deux ans a donné un nouveau souffle à cet évènement. Dans un contexte de déconsommation, cela montre que la filière se mobilise pour faire connaître ses vins. Il y avait aussi, à travers la foire, un enjeu consistant à revisiter la manière dont on les présente et on les commercialise, en s’adaptant aux réalités d’aujourd’hui, qui ne sont pas celles des décennies passées.
Aujourd’hui, on produit dans le monde davantage de vin que l’on en boit. Comment le vin corse, qui représente à peine 1 % du vignoble français, peut-il se maintenir sur ce marché en crise ?
Le vignoble corse reste à contre-courant de cette tendance. La typicité de nos vins, notamment à travers nos cépages endémiques, permet d’affirmer une singularité. Le profil du consommateur a changé et se montre plus sensible à cette authenticité. Ce qui nous permet d’être encore dans une phase de croissance. Le…