Pour Antoine Pétrus, « les grands vins corses possèdent une grande diversité de styles et de goûts »


Depuis quand suivez-vous l’évolution du vignoble corse ?

Je l’ai découvert il y a une quinzaine d’années, à travers un homme et un vin. L’homme, c’était Antoine Arena, qui a, selon moi, contribué à bâtir le socle du vignoble corse.

Et le vin, c’était l’Ermite Rouge, du domaine Sant’Armettu de Gilles Seroin, que j’ai découvert lors d’une dégustation à l’aveugle et que j’ai aussitôt comparé aux plus grands Châteauneuf-du-Pape.

Cette découverte m’a ouvert les yeux, comme le goût et m’a donné envie de mieux connaître l’île. À cette époque, je me suis demandé comment on pouvait passer sous silence ce vignoble insulaire, avec tout ce qu’il peut faire de beau et de grand.

Depuis, tous les ans, je goûte entre 600 et 700 vins de Corse.

Quel regard portez-vous sur ce vignoble aujourd’hui en comparaison à celui que vous avez découvert il y a 15 ans ?

Il y a une réelle évolution, grâce au dernier millésime par exemple. Je note davantage de finesse, de tendreté et une plus grande proximité avec le raisin et les cépages originels, notamment sur les rouges.

Il y a aussi un grand travail sur les blancs, avec plus de pureté, d’éclat et une belle maîtrise des maturités. Plus on s’approche des…



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