À la fin des années 1990, l’AOP patrimonio, au pied du Cap Corse, et quelques précurseurs du sud sonnaient le réveil des vins corses. Depuis, le paysage viticole insulaire a largement évolué, les géographies se sont rééquilibrées et la France n’en finit plus de découvrir la diversité d’un vignoble construit sur un véritable trésor, ses cépages endémiques : nielluciu, barbarossa, carcaghjolu, minustellu, biancu gentile…
Au-delà de la vaste appellation générique régionale (l’AOP corse et ses quelque 1 500 ha de parcellaire), les vins insulaires affinent également la carte de leurs terroirs. À l’instar de la célèbre pyramide rhodanienne (des côtes-du-rhône aux crus, en passant par les dénominations villages), chaque zone pousse désormais ses propres feux. C’est le cas de l’AOP corse sartène, vignoble le plus méridional de l’île, avec le voisin de Figari. Huit domaines s’en partagent les 225 ha, implantés sur un terroir très particulier de sols granitiques. Si vous passez par la Corse-du-Sud cet été, on vous souffle quelques points de chute.
Sant’Armettu
Président de l’AOP sartène, Gilles Seroin, le vigneron de Sant’Armettu, croit dur comme fer aux deux trésors de sa dénomination…